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    Dernières vacances au soleil

    Bonjour, bonjour,
    L'arrivée de Cat et Bruno a coinsidé pour nous avec mes dernières vacances avant notre départ du Gabon. Nous avons donc souhaité en profiter un maximum pour découvrir ou redécouvrir les beautés du Haut-Ogooué.
     
    Tout d'abord, après avoir vainement esssayé de motiver les troupes, nous sommes partis Célia et moi avec notre fidèle Jean-Louis à la découverte du lac de Kabaga, perdu au milieu des plateaux.
    Une expédition très tranquille avec une route simple et variée, marquée par de jolis points de vue à admirer, des champ de termitières à escalader et même un chacal à observer. La soirée au coin du feu au bord du lac à admirer les étoiles et à manger les meilleurs atangas jamais achetés fut un vrai moment de bonheur simple.
    Le lendemain, sur la route du retour, nous nous sommes arrêtés à Ngoouni pour saluer le petit Noah et ses parents. Le petit bonhomme marche déjà aisément et babille à tout va, pour la plus grande joie de ses parents, qui nous ont paru bien plus détendus que dernièrement. La première année du premier enfant semble donc être une épreuve rude mais pas insurmontable...
    Bastien nous a aussi indiqué une petite cascade et un joli pont de liane à admirer à la sortie de Ngoouni. Nous ne serons vraiment pas déçus par ce crochet, car cet ensemble, pont + chute, est plus pitoresque que Poubara et non moins impressionnant.
     
    Et pendant ce temps là, à Libreville, Cat attendait ses bagages perdus entre Casablanca et le Gabon, et les français votaient en masse pour cette élection ultra-médiatique...
    Le lendemain, nos chers toulousains pointaient le bout le leur joli minois tchung-tchung à l'aéroport de Mvengué, avec un bon confit de canard dans les bagages enfin retrouvés...
    Nous pouvions alors partir sereinement pour Léconi admirer une dernière fois le canyon rose et le parc Abéké. La nuit à la cabane au zèbres fut marquée par la venue d'un joli guib, peu effarouché par nos annonces improbables à la coinche. Un beau moment d'harmonie avec la nature à peine troublé par les flash de Bruno...
    Après une bonne nuit à la dure, nous embarquons dans le pick-up pour pouvoir enfin débusquer les ntsas, antilope ultraprotégée et emblème de ces plateaux Batékés. Impossible de quitter le Haut-Ogooué sans en aprecevoir au moins une!! Et au final après 3 heures, ce furent des centaines d'oryx, des dizaines de springbocks et d'impalas, un chacal et tout de même 8 ntsas qui gambadèrent à travers les herbes aux couleurs changeantes sous nos yeux émerveillés.
    Nous pouvions rentrer à Franceville tous bronzés et près à changer de milieu pour nous perdre dans la jungle tropicale.
    Dès le lendemain, en effet, la petite équipe descendait la piste périlleuse vers les chutes de la Djoumou, une bouée chambre à air autour du cou... Nous tenions absoluement à refaire cette descente pour apprécier à nouveau le calme de la rivière coulant en plein coeur de la forêt.
    Encore une fois ce fut un moment magique égayé par une belle averse tropicale, qui a déculpé notre plaisir. L'arrivée à Franceville sous le soleil avec tous ces gamins étonnés de nous voir glisser sur l'eau est toujours excellente. Et je peux dire que nous déjà fait des émules!!!
     
    Le WE suivant, nous avons laissé Cat et Bruno repartir en expédition vers le canyon blanc et nous sommes partis nous mesurer aux moandais lors d'un tournoi de tarot en guise d'adieux. Et nous ne nous en sommes pas trop mal sortis car pour les adieux, quasiement tous les gens que nous souhaitions voir étaient là, et pour le tarot, Célia a fini 2ème et moi 7ème. Les soirées scoutes à jouer sous la tente sont sûrement un bon entrainement...
     
    Et le 1er mai, jour de grande fête ici au Gabon, Cat et Bruno pouvaient repartir en train vers de nouveaux horizons, le regard encore embrumé par une dure nuit moandaise à fêter dignement l'anniversaire de Sandra et Gildas et les mains encore tremblantes de stress et de colère après avoir dû composer avec un policier récalcitrant... Leur courte nuit avant la Lopé a dû être plus que réparatrice et nous leur souhaitons bon vent pour leur dernière semaine gabonaise!!!
    Nous nous entamons notre dernier mois gabonais avec une voiture et un ordi vendus, ce qui nous libère un peu de ce poids du départ!!
    A bientôt et faîtes le bon choix dimanche!!!

    Canyon vert magique et panthère mythique!!

    Voilà déjà plus d'une semaine que mes parents ont débarqué dans l'inconnu au Gabon et ils s'en sortent plutôt pas mal pour l'instant...
    Ils se sont lancés dans la longue marche aux éléphants, sans éléphants au bout malheureusement. Ils ont testé le nyembwé, l'odika, le folon et le manioc... Et ils sont partis avec nous à la chasse à la panthère et à l'assault du canyon vert.
     
    En ce moment, c'est en effet l'effervescence au CIRMF du côté des écologues. Une panthère sévit dans le parc de Bakoumba. Elle a déjà tué plusieurs impalas, des potamochères et qqs mandrills. Mais la goutte d'eau qui a fait déborder le vase de Maryline, la nouvelle gérante du parc, est sa dernière attaque sur un "gentil" chimpanzé (souvenez-vous la fameuse soirée pneumothorax... Au passage, le petit Tom est en convalescence et semble presque à près à aller affronter le fauve de nouveau mais avec un poumon en moins...).
    Donc, Maryline a décidé de mettre la tête de cette "méchante" panthère à prix. Pour 100 000 CFA, tous les chasseurs du coin étaitent près à tenter leur chance sans avoir vraiment conscience des risques. Sur nos conseils, elle a quand même prévenu les Eaux et Forêts, qui eux-mêmes sont venus prendre conseil auprès des vétos et écologues du CIRMF. Après moultes discussions, nous avons réussi à les convaincre que la solution de capture-relâcher était la meilleure.
    Je suis donc parti sur Bakoumba en fin de semaine dernière, avec future-femme et parents, pour mettre en place notre piège infaillible...
    A ce jour, notre proie n'est toujours pas tombées dans le panneau, mais mes parents ont pu découvrir un beau pannel d'animaux, et Célia et moi avons pu visiter le module 3 de long en large avec Guillaume, un gars chargé d'étudier les possiblités de chasse sportive dans le parc.
     
    A peine rentrés de notre expédition, nous sommes repartis pour une de nos fameux sorties "Plateaux", initiée en l'honneur de nos invités de marque. 6 voitures et une belle communauté québecquoise prennent donc le départ pour le Canyon vert par un beau samedi matin.
    Et tout ce WE se passera presque sans aucun accroc. Le Canyon était vraiment magnifique, la soirée fort sympathique, le ciel plus lumineux que jamais, l'Eau Claire des plus claires et les voitures plutôt fiables. Bref, un bien bon plateau pour nous que le posage de Suzuki d'Hélène ou la perte de roue de Yannick n'auront fait qu'égayer...
    Nous sommes revenus sur Franceville par un bon temps d'orage propice aux longues poses photo, alors que mes parents sont restés à Léconi pour prolonger un peu la magie de plateaux.
    Bref, que du bonheur en cette fin de semaine!!!
     
     

    Gabon tour : le résumé

    Après 2 semaines de gestation, voici notre vision du Gabon tour 2007!!
     
    La première semaine de notre trip fut surtout marquée par la découverte d'un Gabon authentique : villages isolés dans les montagnes mais à l'hospitalité sans borne, routes quasi-impraticables mais d'une beauté extraordinaire, vie en harmonie avec la nature aux pratiques bwiti ancestrales.
    Nous avions décidé de rejoindre la mer par la fameuse route du Sud qui traverse le Massif du Chaillu en taxi-brousse. Cela n'a pas été facile tous les jours, mais nous a permis de vraiment prendre part au quotidien des gabonais. Quand on se retrouve à 16 à l'arrière d'un pick-up et qu'il se met à pleuvoir ou que l'on est bloqué dans un bourbier, ça crée des liens... qui nous ont permis de découvrir les villages que nous avons traversé (Koulamoutou, Mimongo, Tchibanga...) de l'intérieur.
     
    La deuxième semaine a été marqué par nos retrouvailles avec l'océan.
    A Gamba (Ville pétrolière par excellence), nous avons pu apprécier l'hospitalité de Vikna, rencontré au travers du site hospitalityclub. Avec la petite communauté Belgo-asiatique de Yenzi, nous avons partagé de succulents repas, découvert leurs plateaux et traqué l'éléphant et la tortue luth avec +/- de succès...
    A Sette-Cama, nous avons découvert l'ambiance des lodges touristiques de haut-vol : Site magique, calme reposant, ballades dépaysantes et profusions d'animaux (singes de toutes sortes, buffles, éléphants et surtout nos premiers hippos!!!)
     
    Enfin, la dernière semaine nous a permis de découvrir la vie lacustre au fil de l'Ogooué, le plus grand fleuve du Gabon, et dans le fameux Fernan Vaz. Le taxi-brousse fut alors remplacé par d'inévitables pirogues.
    Lambaréné, c'est la ville mythique du Docteur Schweitzer et de son hopital de brousse. L'influence coloniale y est encore bien présente au travers de cet hopital et des différentes missions religieuses. Situés dans des sites exceptionnels le long de l'Ogooué, ces batiments témoignent encore des relations complèxes entre la France et ses anciennes colonies.
    A Port-Gentil, ville dédiée à l'empire Total, nous avons profité des jolies plages, des restos en bord de mer et de leurs succulents poissons.
    Sur l'Ile d'Evengué, nous avons retrouvé Mabéké, dernier survivants des gorilles du CDP relachés en 2003. Nous y avons apprécié le "campement" paradisiaque, les ballades sur la Mpivié en plein coeur de la forêt dense et la mission Ste Anne, dont l'église en acier fut construite par Eiffel. Nous avons aussi été émerveillés par les jeux des petits gorillons et par les millions de chauve-souris qui partent en chasse à la tombée de la nuit.
     
    Pour conclure, nous tenions à remercier tous ceux qui nous rendu ce voyage aussi mémorable et qui nous ont permis de découvrir ce Gabon : JC et son réveil difficile, qui nous a permis de lancer ce voyage sur de bons rails; Kevin et sa famille, avec qui nous avons passé un nouvel an surréaliste; la Soeur de La Sallette et sa gentillesse débordante; Mayos, le chauffeur engagé; John Beker, notre petit frère, qui a si bien su organiser nos passages à Tchibanga; Wilson, le chauffeur fou de la plaine Ouanga; Kara, la nouvelle "meilleure copine" de Célia; Vikna, Tik et Olivier, avec qui nous avons passé des supers moments à Gamba; Sonja, qui nous a fait découvrir Schweitzer de l'intérieur; Guillaume et Florian, rencontrés par un heureux hasard au marché de poisson de Port-Gentil; Nicolas et Franck d'Evengué, la solidarité entre vétos n'est pas un vain mot; Vaccin, pour son aide dans le pirogue-stop; et Yann et Valérie, pour leur accueil et leur joli reggae bar.
     

    Un bon gros Plateau!!!

    Salut tout le monde!!!
    Nous voilà sortis indemnes d'un bon gros WE festif et gabonais à souhait!!
    Après avoir galèré pendant si longtemps pour l'organiser, nous avons enfin pu profiter à nouveau d'une grosse sortie sur les plateaux batékés.
    Le retour de Sylvie, l'ancienne chef du département de parasito, pour une petite mission au CIRMF, a permis de finaliser les choses et a bien motivé les troupes!! En revanche le manque cruel de voiture (la notre étant encore au garage...) nous a contraint à employer les grands moyens..... Adjo va sortir "LE" bus : un bus 4x4 Mitsubishi qui peut accueillir une grosse vingtaine de personnes.
     
    Rendez-vous était donc pris à 9h au garage d'Addis pour le grand départ. Nous serions rejoint en route vers 14h par un petit convoi de voitures censé prendre certains enfants à la sortie de l'école.
    Après 4h d'attente et de poker menteur au bar d'en face, le petit convoi de voiture arrive, mais toujours pas de bus... On commence à désespérer légèrement, malgré les exhortations optimistes d'Addis!! Vers 13h30, le fameux bus entre enfin dans le garage et fait son petit effet sur les futurs voyageurs! On charge tant bien que mal les glacières gavées de boissons et de nourriture fraîche ou chaude, et 10 adultes prennent place au côté des 15 enfants tout excités à l'idée de découvrir les plateaux qu'ils n'ont pour la plupart jamais entrevu!!
    Le petit convoi de voiture formé de 2 Suzuki prend la tête pour aller préparer le méchoui d'antilope, et nous prenons la route sous les vivas de la foule en délire...
     
    Quelques bières plus loin, un grand bruit se fait entendre et tout le monde retient son souffle. Adjo tente de nous rassurer en nous disant qu'un pneu vient d'éclater à l'arrière, que c'est normal parce que le bus est resté garé pendant 2 ans..., et qu'il ne faut pas s'inquièter car à l'arrière il y  4 pneus sur l'essieu. Les conversations reprennent alors gaiement, jusqu'à ce qu'un 2ème pneu éclate... Là ça commence à être chaud, et effectivement nous devons nous arrêter un peu plus loin pour changer le dernier pneu du côté arrière gauche qui commençait à montrer de serieux signes de faiblesse! Tout le monde retient donc son souffle jusqu'à l'arrivée à Léconi où un Michelin pourra nous réparer cela.
     
    A Léconi, le gérant du parc où nous allons nous dépanne de 3 pneus presque neufs et nous attendons patiemment le retour du bus réparé pour reprendre la route!! Les enfants eux ont déjà embarqué sur un 4x4 pour monter les tentes et pouvoir admirer les plateaux au coucher du soleil. Le bus est de retour à la nuit tombée et c'est parti pour 2h de sable avec le stress de la panne et de l'ensablement... Le bus passe partout, certes parfois à 2 km/h, mais ça passe!! Un petit changement de courroie d'alternateur plus tard et nous sommes déjà en vue de la cabane aux Zèbres!!!
     
    Tout est prêt, l'antilope est à point et nous pouvons commencer une folle soirée de fête et de chant, accompagnés par Philippe à la guitare et Adjo à la cuillère-bouteille... L'ambiance est vraiment excellente. Tout le monde trouve sa place dans cette soirée sous les étoiles devant une mer d'herbes. Les bouteilles de vin sud-africains et notre punch de pirate aident chacun à dépasser ses réserves...
     
    Le réveil est un peu dur le lendemain, mais le petit-dèj' vite avalé (omelette à la sadrine, patates...) et il est temps de mettre les voiles!! Nous avons tout le même le temps de faire une petite panne d'essence pour admirer le paysage et les antilopes du parc (Oryx, impalas, springbocks..). Sur le chemin du retour, tout le monde se jette à l'eau à l'Eau claire pour se débarbouiller et nous entrons à Franceville à la nuit tombée sans avoir manqué une minute de bières... Addis avait gardé bien au frais son "dernier recours"!!!
     

    A la recherche de l'eau

    Ces derniers jours ont été un peu mouvementés. Suite à une coupure de courant qui s'est éternisée, les réserves d'eau courante ont été vidées et donc Franceville a été privée d'eau!!!
    Au début, c'est assez amusant d'allez chercher l'eau dans les seaux et de se laver "à l'ancienne" mais quand la vaisselle commence à s'amonceler et que la température dépasse les 30°, c'est un peu fatiguant. Du coup, nous sommes allés chercher la fraicheur et l'eau, et nos sorties du we ont été les chutes de l'Abouba et le lac de Souba. Ce n'était pas très original mais bon, se tremper reste tellement agréable que l'on s'en moquait pas mal.
     
    Samedi, après avoir pique-niqué au bord d'un petit étang, en attendant Addis, qui était en train de réparer une voiture, nous sommes retournés auprès des belles chutes de l'Abouba. Et là, surprise, rien à voir avec la dernière fois que nous étions venus. Le passage en saison des pluies a décuplé le débit et les filets d'eau sous lesquels nous avions pu nous doucher sont devenus des trombes difficilement approchables. Je vous invite à comparer les 2 séries de photos, c'est assez saisissant.
     
    Dimanche, le départ était prévu à 10h. A 9h55, nous sortons donc organiser la voiture pour être prêts à l'heure mais la nouvelle arrive : le CDP est à court d'eau et il vaut descendre abreuver les singes. La petite équipe étant au complet, nous descendons tous donner un coup de main. Pendant que Guillaume et Matthieu s'occupent des macaques SIV+, Jean-Louis, Marie, Denis et moi allons faire boire les chimpanzés à la bouteille. C'est assez magique de voir comme ces singes adorent tout ce qui est nouveauté!! Le fait de ne pas aller à leur point d'eau mais de devoir se rapprocher des grilles et de nous laisser verser l'eau dans leur bouche est un vrai régal. Automatiquement, l'excitation est à son comble et Marie, en bonne gabonaise assez trouillarde, est sacrément impressionnée par ce déploiement de cris.
    Heureusement, à part quelques vols de bouteilles, cela se déroule relativement rapidement et nous pouvons prendre la route vers 11h20.
     
    Equipés de GPS, nous partons à travers les plateaux et retrouvons sans problème le petit lac. Après un bon repas, une belle baignade et quelques passes du ballon d'Eva, nous partons repérer les alentours. Nous découvrons en particulier une espèce de base de campement qui pourra sûrement accueillir un prochain we.
    Matthieu, qui découvre les plateau, trouve que ça ferait un décor parfait pour un troupeau de bronthosores et regrette amèrement qu'un jurassic parc ne puisse être créé par ici. C'est vrai qu'avec ces canyons verdoyants, ce serait assez grandiose.
     
    Le retour se passe sans encombre et nous rentrons bien fatigués de ce we. Avec, en plus pour moi, une bonne centaine de boutons!!! Bon appétit les mouches, fourroux, fourmis et autres insectes voraces!!!!

    Vous prendrez bien un petit Souba au nkoumou accompagné d'une Castel...

    Bonjour à tous!!!
     
    Encore un petit WE totale impro bien sympa au final...
    Déçus vendredi soir par le manque d'entrain affiché pour notre proposition de sortie plateaux, le WE fut finalement très plaisant!!
    Vendredi soir donc, la classique soirée préparatifs de plateaux s'est transformée en dégustation de produits bien français chez Céline et Colin. Saucisson, canard et fromages à volonté... Heureusement que les douanes gabonaises nous laissent passer avec ces quelques vicutailles réconfortantes!!
     
    Une bonne grasse mat' plus tard, nous étions à Potos sous le chaud soleil de midi pour faire quelques courses et profiter de l'invitation de Patrick à goûter le nkoumou à la congolaise. Le nkoumou, c'est une feuille plutôt épaisse que les mamans coupent consciencieusement en fines lamelles au couteau. De l'extérieur cela ressemble un peu à du fourrage, dans l'assiette.... aussi!! Mais accompagné de poisson séché, de pâte d'arachide et de foufou (sorte de pâte de manioc), j'ai réussi à en manger sans trop sourciller. Ce fut un peu plus dur pour Célia...
    Le resto dans lequel Patrick nous a entraînés, était vraiment perdu dans les dédales du marché et introuvable pour les blancs comme nous. Nous nous sommes retrouvés attablés dans une petite pièce chaleureuse où Béa, la maîtresse de maison, sert à manger et à boire aux quelques congolais de passage. Le repas fut vraiment sympa. Entre expériences de brousse d'un papa chauffeur et philosophie à la Castel ("une bosse au cerveau vaut mieux qu'une bosse dans le dos... ou l'inverse... je sais plus!!"), nous sommes rentrés au CIRMF joyeux à défaut d'être rassasiés...
     
    Piscine, sieste et belote (où je confesse ma chance inouïe, Célia ayant même l'envie subite de me tromper pour se venger...) ont suivi en cette douce après-midi cirmfienne. Pendant ce temps là, la sortie du dimanche prenait forme et une petite équipée se préparait à affronter les plateaux à la recherche du Lac Souba...
    Avant cela il fallait bien se faire une bonne soirée à la gabonaise avec Adjo, Aymard, Mouk' et tte la clique!!
    Rentrés à 2h après avoir bien dansé et bien bu, le réveil fut un peu dur, mais nous étions près devant chez Paul et Trish à 10h pour une belle journée de brousse!!
     
    Nous pensions alors étrenner notre Pajero dans le sable, mais la profusion de places dans les voitures nous a contraint à laisser notre cher destrier à la maison.
    Nous avions oublié comme le paysage des plateaux était grandiose, surtout en cette saison où le soleil joue à cache-cache avec de magnifiques nuages. Le lac de Souba perdu dans cette immensité ne fut pas trop difficile à trouver grace aux indications avisées d'Adjo et aux souvenirs brumeux de Paul...
    Une fois le campement (sommaire mais indispensable au vu des pluies qui se préparaient) installé, nous avons pu enfin contempler le paysage armés d'une fidèle Castel.
    Entre les gouttes, sur la petite plage, nous avons pû nous essayer au football américain, initier Lilou et Eva aux joies du freesbee et nous baigner dans une eau clair mais au fond un peu vaseux...
    Nous sommes rentrés à la nuit tombée par un clair de lune magnifique.
     
    Au final, ce WE fut donc assez éclectique et très appréciable, même si la Pajero n'a toujours pas découvert les plateaux!!! Affaire à suivre...
     
     

    Vadrouille à Mounana

    Cet agréable week-end "imprévus" a commencé par une belle grasse mat pour le véto, fatigué par ses nombreuses gardes!
     
    Partis à l'aventure, sac au dos, samedi matin, nous avons fait une petite halte à Moanda pour revoir Sandra, Patrick et qqs autres. Ils allaient au pique-nique de rentrée du centre équestre et nous les y avons donc accompagnés. C'était très convivial et nous a permis de revoir tout le petit groupe sympa des olympiades; Agnès, Didier, Philippe, Frédérique, Jean-Christophe, Laurent, Atica, etc, ainsi que les Sordet et Luc, de la sucaf.
     
    Afin d'arriver à Mounana avant la nuit, nous avons quitté ce petit monde en milieu d'après-midi et avons rejoint la gare routière. Le taxi-brousse coûtant très peu cher (300 CFA), il s'est rempli assez vite et nous sommes partis un peu avant 16h. Le voyage s'est bien passé malgré un confort rudimentaire : Guillaume étant sur une banquette de personnes balaises, il avait l'épaule qui dépassait par la fenêtre!!!
    L'arrivée sur Mounana est très jolie. Nous arrivons des hauteurs et avons un bel aperçu de la ville et de ses lacs.
     
    Le chauffeur nous emmène gentillement à un une case de passage mais celle-ci semble fermée. Après avoir un peu dégligué la portière, nous reprenons alors le taxi en sens inverse pour nous faire déposer au centre du village. Notre idée était de nous assoir, boire un truc frais puis de repartir à la recherche d'une chambre.
    Mais, le voyage étant fait de nombreuses rencontres, à peine posés à une table, un gars vient nous voir et nous raconte qu'il est prof de français, grand fan d'Aimé Césaire et s'appelle Prince. Nous parlons un peu et après qqs phrases, lui expliquons que nous cherchons une case de passage où passer la nuit. Ce à quoi il répond qu'il habite dans une grande maison où il y a des chambres libres. Il nous explique que c'est la maison d'un ancien ambassadeur, qu'il peut nous accueillir mais qu'il n'y a plus d'électricité.
    Evidemment, nous acceptons avec plaisir. Notre lampe frontale nous conviendra tout à fait et c'est l'occasion de découvrir Mounana de l'intérieur. Nous passons la soirée avec eux et même si les discussions ne sont pas très profondes, c'est très agréable.
     
    Le lendemain, après avoir remis nos sacs sur nos épaules, nous partons faire le tour des lacs. Un gars qui s'ennuie nous propose de nous accompagner et nous faisons donc une jolie ballade, tous les 3, sous un cagnard de fou. Guillaume et moi sommes trempés mais lui semble ne même pas avoir une goutte de transpiration. Incroyable!!!
    Après avoir remercié nos hôtes et échangé les numéros de téléphone, nous reprenons le taxi pour rejoindre les moandais. Une visite de cascade nous est proposée et comme nous ne ratons jamais une occasion d'aller nous baigner sous des chutes, nous repartons en forêt. La cascade est très belle, avec son sol de billes de manganèse, et la baignade est très sympa jusqu'à ce que François perde ses lunettes dans l'eau. Nous fouillons un peu mais elles ne seront pas retrouvées cette fois-ci. Peut-être que si il revient avec un rateau...
     
    Après ces aventures, nous rentrons au bercail à 19h20 et avons juste le temps de sauter sous la douche avant d'aller manger chez des voisins. Magalie nous a préparé de l'igname ainsi que des très bons plats de feuilles de manioc et d'aubergine amère. Chapeau à la cuistote et merci pour cette gentille fin de we.

    Déjà fin septembre...

    Et oui, nous sommes déjà le 25 septembre!!! Comme l'an passé, nous nous serons laissé surprendre par l'arrivée de l'automne. Il faut dire que le changement de rythme biologique est assez contraire au nôtre; avec le retour des pluies, la nature éclot et se transforme à la vitesse d'un printemps accéléré!!! Même notre piscine est envahie par les oeufs de grenouilles....
     
    Aidé par cette pluie régénératrice, notre jardin prend forme. Les pieds de citronnelle se multiplient, les bananiers n'arrêtent plus de faire des feuilles et nos plantes récemment bouturées prennent dans toutes les directions. Nous commençons même à apprécier le jardinage tellement tout est facile, ici!!
    Cerise sur le gâteau, Johanna nous a lègué ses 2 fauteuils et sa table en rotin, ce qui nous permet de venir tranquillement nous prélasser, prendre le café ou bavarder dans ce petit coin supplémentaire.
     
    Au cirmf, les choses changent, Olivier et Johanna repartis en Europe, Bettina et Mathieu font leur entrée. Les villas se vident mais les duplex se remplissent. Un petit Jean-Louis junior vient d'ailleurs d'y être annoncé!!! Au niveau boulot, Guillaume reprend en charge la reconnaissance des mandrills et devient expert en filiation simiesque et détermination des degrés d'intumescence des femelles. Armé de ses jumelles, il repère même les plus cabriolants...
    Pour ma part, après 2 semaines où je suis restée au cirmf pour pouvoir aider les parents à règler les détails importants du mariage, je suis retournée à ma vie d'ascète sucafienne. Et après une première semaine tjs un peu difficile, la vie de brousse étant tout de même très particulière, le we a été une grande bouffée d'air frais. Nous avons, à la fois, vu les amis, suivi la mise en place des pièces de 4x4 apportées de France, profité l'un de l'autre et vadrouillé un peu.
     
    Au programme de cette sortie, Guillaume avait choisi la chute de l'Abouba. Il s'agit d'une chute qui se trouve juste à la sortie de la ville et qui, à notre grande surprise, est sublime. Je ne comprends pas qu'elle ne nous ait pas été conseillée plus tôt car elle est vraiment superbe.
    La ballade commence par une marche en savane, sous le soleil évidemment, puis le chemin plonge dans la forêt (et quand je dis plonge, je ne suis pas loin du vrai, la pente est assez sérieuse). Au bout de qqs kilomètres, on arrive au milieu d'un nid de végétation surplombé de cette chute superbe qui tombe d'une trentaine de mètre.
    Quoi de plus agréable pour se rafraichir d'une bonne marche sous le soleil que de se mettre sous une cascade??!!!!! En plus, une belle lumière tombait juste sur la chute et nous a permis de nous sécher tranquillement sur les pierres plates en dégustant notre petit pique-nique. Vraiment magique.
     
    Pour finir en beauté, nous avons fait une petite soirée crèpes avec nos amies américaines Trich et Eva! Un malheureux accident de cache-cache (il faut préciser qu'Eva 4 ans!!) a failli venir ternir la soirée mais elle avait finalement bien visé et le pot de fleur plein d'eau qu'elle a renversé n'a finalement fait aucun dégat. Une fin sans accro pour un we très agréable!!!

    Réintroduction des Mandrills

    La réintroduction des mandrills du CDP à Bakoumba s'est super bien passée.
    Ca faisait plaisir de les voir réintégrer les arbres et s'ébattre joyeusement!
    Les choses se sont passées de la manière suivante :
    Dimanche midi, après une courte nuit de sommeil dûe à la soirée de départ d'Odile, Olivier et Jo, l'équipe embarque dans le 4x4 de mission. Il y a Jean, l'ancienne, Jo, l'émminente experte des mandrills, Bettina, la nouvelle véto, Guillaume et moi, caméra à la main.
    Arrivés à Bakoumba, nous allons directement aux enclos où le travail commence : Jean et Jo observent les mandrills, essayent de reconnaître tout le monde afin d'établir la liste exacte pendant que Guillaume et Bettina flêchent les mandrills blessés et ceux qui seront porteurs des colliers.
    Un hôpital de brousse, à l'arrière du pick-up, prend forme et les véto nettoient les plaies bénignes ou remplies de vers (vraiment gore!!!).
     
    Après cela, retour au centre, où après une bonne douche et le repas, une discussion s'engage avec Maryline, la personne qui fait l'intérim de la direction du parc. Cela concerne la réintroduction et les différentes questions politiques sur la protection des animaux, le mode d'exploitation d'un tel parc, etc, etc. Intéressant mais les gens restent un peu bloqués sur leurs opinions....
     
    Le lendemain, retour à l'enclos. Les singes ne se sont pas battus dans la nuit et nous allons donc pouvoir les relacher. Nous entrons donc dans l'enclos, parsemons l'accès à la porte de sortie de bananes pour les conduire sur la bonne voie puis nous postons à l'opposé pour qu'ils partent dans la bonne direction. Jean ouvre la porte de leur enclos et ils sortent tous.
    Guidés par les bananes, ils avancent vers la sortie. Une petite femelle, à la traîne, persiste à ramasser toutes les bananes que ses congénères, attirés par la liberté, laissent sur le chemin. Elle arrive donc bonne dernière à la porte mais les bras chargés de bananes!!
    Une fois sortis, ils repèrent vite les arbres et s'y dirigent. Ce qui était amusant, c'est que pour monter dans les arbres, ils ont tous pris le même chemin!!! Ils sont tous passés exactement par le même tronc, on aurait dit que c'était prévu pour.
     
    Après les avoir écoutés un peu s'ébattre et testé un petit coup les colliers émetteurs, nous les laissons profiter et repartons vers le CIRMF.
     
    A plus tard les mandrills, et bon épanouissment dans la nature, la vraie!
     
     

    Un éléphant, là, juste derrière...

    Bonjour à tous,
     
    Certes nous nous faisons rares depuis notre retour de France, mais les difficultés internetiques s'accumulent au CIRMF depuis qqes temps.
    Nous espérons qu'avec le retour du grand gourou, et néanmoins voisin, Jean-Louis, les choses rentreront dans l'ordre progressivement pour que vous puissiez profiter de nos dernières photos.
     
    Pour résumer ces dernières semaines, il faut souligner l'accumulation des stagiaires au CIRMF qui entraîne à l'accumulation de sorties. Il faut bien montrer à ces nouveaux arrivants un maximum des beautés du Haut-Ogooué en un minimum de temps. Cela nous prépare pour accueillir nos futurs visiteurs...
    Nous avons donc effectué le WE dernier la fameuse sortie éléphants de Kessala...
    La Pajero était toute pimpante, prète à affronter les pistes les plus difficiles. Nous l'avons donc chargée de victuailles et de stagiaires (une québécoise, une américaine et un français) déjà tout excités par le récit de notre dernière expédition.
    Hilaire nous a accueilli à Osselé avec son sourire légendaire et déjà les nouveaux venus étaient sous le charme de ce petit village.
    La petite partie de foot avec les enfants était interrompue par une sortie baignade sous les cascades. Paysage enchanteur et ananas transgènique étaient rendez-vous!!
    Après un apéro avec les villageois et un bon repas de grillades, nous étions déjà au lit à 21h dans la fameuse case de passage.
    Le réveil à 3h30 est toujours un peu difficile surtout quand on est un stagiaire tout émoustillé à l'idée de voir des éléphants de près...
    2h30 de marche plus tard, le jour se lève à peine sur les plages de Kessala, mais aucun éléphant ne montre le bout de sa trompe. La déception commence déjà à gagner la petite troupe. C'est alors qu'un craquement retentit dans la forêt juste devant nous. Un groupe d'éléphant quitte la 3ème plage et nous sommes au beau milieu de leur route... Les premiers sont passés devant nous mais un retardataire nous observe à travers les feuillages attendant le bon moment pour s'élancer à la poursuite de ses copains. La tension monte d'un cran et quand l'éléphant démarre, nous courrons derrière Hilaire en priant pour que le pachyderme ne décide pas de nous poursuivre. Nous nous arrêtons au bout de 100m derrière un arbre sur notre gauche (car il est bien connu que l'éléphant a des difficultés à tourner à main gauche...). Plus un bruit dans la forêt mais plus de stagiaire non plus... Nous faisons prudemment marche arrière et nous retrouvons nos chers petits transis de peur : l'éléphant est en fait passé entre eux et nous!!! Une nouvelle belle frayeur au pays de Kessala!!
    Nous continuons alors la ballade jusqu'à la 4ème plage encore sous le choc, et nous posons nos sacs à 7h30 en espérant que de nouveaux pachydermes daignent montrer leurs jolies défenses. Hilaire en profite pour pêcher qqes tilapias mais aucun éléphant à l'horizon.
    Vers 8h30, nous remettons nos sacs sur le dos, un peu déçus, quand Hilaire se fige sur place. 3 éléphants débarquent silencieusement sur la plage juste en face de nous. Nous avons alors eu tout le loisir de voir évoluer ce couple et leur petit au cours de leur baignade quotidienne.
    Un pur moment de bonheur!!!!
    Sur le chemin du retour, tout le monde est encore sous le charme et Hilaire est d'humeur badine. Il s'amuse alors à appeler la gazelle avec son cri si particulier, il simule des attaques d'éléphants pour nous faire courir sans raison, il nous raconte les histoires d'amour entre les cigales et les gazelles ou entre le vent et les arbres...
    Nous retrouvons la voiture à 13h dans une ambiance festive malgré la fatigue et nous repartons d'Ossélé encore ravi de notre expérience!!
    Le soir même, nous avons dû dire au revoir à notre chère voisine belge Sandrine qui nous quitte prématurément. Nous aurons du mal à trouver une voisine aussi sympa pour l'année prochaine... Bye Sandrine et à bientôt sûrement!!
    Sinon, côté news:
    - Célia a refait une petite mission SUCAF la semaine dernière et espère pouvoir continuer encore longtemps dans une usine où elle se sent bien à l'aise maintenant. Réponse cette semaine après entretien avec le DG. On croise les doigts!!
    - Je me suis enfin remis au basket grâce aux contacts de Patrick, un gabonais qui bosse à l'université. Je vais donc pouvoir me remettre à niveau dans une équipe très sympa et à ma portée!!
    - Caprice a enfin retrouvé les joies de la nature avec son copain Kélé. Il semble un peu timide pour l'instt et ne monte pas très haut dans les arbres mais au moins les solatus semblent le laisser manger tranquillement. On a bon espoir!!
    - Célia va changer de look dans les jours qui viennent... Ne manquez pas les photos si nous arrivons à les tranférer...
    - Nous rentrons en France ds 10 jrs pour le mariage de ToéGé, nous espérons que le soleil se maintiendra jusqu'à notre arrivée!!
     
    Ce sera tout pour aujourd'hui et c'est déjà pas mal!!
    A bientôt!
     
    Cel et Gui

    Moanda et Poubara

    Plus de 2 semaines sans un seul message de notre part et nous en sommes désolés.
    Pourtant nous ne sommes pas surchargés d'activités! Rien de bien exceptionnel à raconter cette fois-ci.
    Au programme de ces deux semaines muettes, une bonne soirée sénégalaise, un triste départ, un pont de liannes, Lost et des péparatifs de vacances, le tout accompagné de parties de tennis toujours aussi serrées, de belotes coinchées endiablées et de baignades reposantes...
    Pour commencer, nous nous sommes enfin décidés à sauter le pas et à franchir les 80 km qui nous séparent de Moanda pour une petite soirée sénégalaise organisée par l'association des femmes de Moanda. Une soirée bien sympathique où nous avons pu revoir les qqes amis moandais rencontrés lors des Olympiades de Bakoumba. Nous avons même réussi à en convaincre certains de faire la route en sens inverse pour un WE à Franceville...
    Le lendemain, nous avons été fêter le départ temporaire (on l'espère) de Joanna, la plus grande primatologue du CIRMF qui arrive au bout de ses financements et devra batailler dur pour arriver à continuer son histoire d'amour avec le Gabon et ses mandrills. C'était une soirée beaucoup plus locale avec le porc-épic, le nkoumou et la petite Régab qui vont bien, et avec le fameux coupé-décalé qui commence à nous entraîner irrémédiablement vers les dancefloors!!!
    Pour finir ce WE de 3 jours du premier mai, nous avons pris place à bord de la petite Susuk de Sandrine pour une escapade au célèbre pont de liannes de Boubara, haut lieu touristique du Haut-Ogooué. Les photos parlent d'elles-même mais permettent aussi de cacher astucieusement la présence inopportune d'une centrale hydroélectrique toute proche... Le moment le plus sympa de cette ballade fut la petite discut' avec le "papa" du village qui sculpte toujours de jolis masques très natures malgré son âge avancé.
    Célia étant de retour sur Franceville pour notre dernier mois avant le départ, nous en profitons maintenant pour regarder sans modération la série "Lost", en VO sous-titré english s'il vous plaît... Difficile de décrocher du suspense, mais nous avons qd même trouvé le temps de faire un peu de sport et d'organiser une deuxième soirée jeux de société qui a eu un peu plus de succès que la précédente. On est donc confiant pour la suite.
    Enfin, nous nous occupons aussi d'organiser notre retour prochain en France et tous les mariages qui l'accompagnent. Les petits plats nous font déjà saliver et les retrouvailles nous tardent...
    Alors, à bientôt les petits amis!!!
     
     
     

    6 bouées sur l'Mpassa...

    Bonjour à tous,
     
    Enfin, après 4 semaines de garde de suite, nous avons pu profiter d'un bon gros WE sans mes "petits" singes...
    Nous avons tout d'abord profité de notre tour de séance ciné pour proposer une soirée asiatique avec Porco Rosso et Hero à l'affiche. Une bonne soirée zen et envoutante à souhaît!!
     
    Le samedi matin, réveillés pour une fois après 9 heures, nous avons accueilli Manue, Bastien et leur nouvel associé David pour un bon petit dèj' avant leur départ sur Libreville pour préparer l'accouchement. Manue est maintenant vraiment "grosse" comme on dit par ici et nous lui souhaitons bien du courage pour son dernier mois à 2 dans le même corps.
    Nous nous apprêtions à passer une soirée bien tranquille en amoureux, quand Colin nous a proposé de concrétiser l'idée qui nous titillait depuis quelques temps : faire une soirée "plateaux" mais au CIRMF!! Il avait déjà débroussaillé une large zone juste sous les duplex et nous l'avons aidé à régler les derniers détails logistiques.
    A 20h, la population des duplex ainsi que quelques autres invités devisait joyeusement autour d'un feu de camp... Un ciel étoilé, un barbec', des bruits bizarres aux alentours, on se serait vraiment cru sur les plateaux avec la bière un peu plus fraîche!!!
    Vers 22h, Tonton Adjo, Aymard, Jo et toute la petite bande du Garage vient profiter des braises malgré les difficultés du parcours pour nous rejoindre. La soirée s'anime de plus en plus et notre djembé sénégalais résonne dans la nuit africaine. Une bonne partie du groupe décide vers 2h d'aller se déhancher en boîte mais nous allons prendre un dernier verre de rhum-passion chez Céline et Colin avant d'aller nous coucher. Une belle expérience à renouveler de temps en temps pour entretenir ce petit esprit "veillées" si agréable!!!
     
    Le lendemain à 11h, à peine remis de nos émotions et à peine levés, Colin nous "harcèle" de nouveau au téléphone pour nous proposer une descente de rivière depuis les chutes de la Djoumou jusqu'à Franceville. Nous nous rappelons vaguement avoir dit oui la veille pour ce type d'aventure et si nos souvenirs sont bons, cette descente se fera en chambre à air...
    Alors, après un petit dèj' avalé en 10mn (un exploit pour moi) et une bonne douche, nous voici entassés à 6 et 6 bouées gonflées dans 2 petites Susuki Samouraï en route pour les chutes renommées mondialement grâce à nos photos sur le blog.
    Après avoir jaugé les rapides avec envie, nous trouvons quand même plus prudent de nous mettre à l'eau 200 m plus bas. La descente tranquille de la Djoumou peut alors commencer.
    Nous voici donc embarqués, assis ou à plat ventre, dans nos bouées, à admirer les asperges sauvages, les orchidées, la végétation luxuriante et quelques oiseaux. Tout est calme et paisible, et le soleil nous chauffe doucettement la peau. Colin doit quand même se battre pour boucher les quelques trous de sa chambre à air... Au bout d'une heure, nous entrons dans les eaux plus larges et plus chaudes de l'Mpassa et nous faisons une petite pause sur une plage pour nous dégourdir un peu les jambes, mais l'état de la bouée de Colin ne nous permet pas de nous attarder. Nous entrons dans Franceville sous les yeux ébahis des enfants qui jouent dans l'eau et des adultes qui pêchent ou lavent leur linge. Ils ont vraiment dû prendre ces petits blancs pour des fous, mais cela donnera peut-être des idées à certains...
    Après 2h30 de pur bonheur, nous rentrons au CIRMF préparer le goûter pendant qu'Adjo, Colin et Sandrine retournent chercher les voitures.
    Une heure après, tout le monde est très zen autour de la table et cela augure une bonne grosse nuit encore bercés par les flots de la Djoumou et de l'Mpassa...
     

    1ères vendanges gabonaises

    Figurez-vous qu'hier, nous avons participé aux premières vendanges en milieu équatorial!!!
    Nous avions parlé il y a quelques temps de Bastien et Manue, un couple qui attend un bébé. Et bien, il se trouve que ce sont 2 vignerons qui travaillent dans le Haut-Ogooué, à Ngouoni, pour un projet de vin "équatorial".
    Pour l'instant, ils en sont à la phase expérimentale, c'est à dire qu'ils ont planté 45 cépages et attendent de voir les résultats (croissance, qualité, résistance au mildiou...). Après, ils en garderont entre 5 et 10 et produiront le meilleur vin possible. Avec fût en bois et tout le trafouin!!
     
    Comme Guillaume avait des jours de congés à poser, nous sommes donc allés passer 2 jours chez eux et c'était très chouette. Hormis la visite des vignes et les vendanges, nous avons observé le petit manège des poules, joué au tarot, lu des BD et partagé de bons petits plats à base de patates douces.
     
    Et, pour finir en beauté ces 2 agréables journées, ils sont venus passer la soirée chez nous et profiter de la séance cinéma (dont ils sont un peu en manque, eux aussi). Céline et Colin projetaient Chicago et sur grand écran avec un bon son, c'était vraiment très très bon!
     
     
     

    Fête de village

    Ce week-end, nous avons eu la chance de pouvoir vivre une experience assez chouette. Pour son départ, Romain, l'un des responsables de la Wildlife Conservation Society, organisait une soirée d'adieu pour les villages avec lesquels il avait eu des relations privilégiées. Normalement Guillaume était de garde mais Olivier n'était pas très motivé et il lui a donc proposé d'intervertir les gardes. Merci à lui...
     
    Nous sommes donc partis samedi matin pour 3h de 4X4 dans le sable, direction le village d'Ekouyi. C'est assez rigolo, dans ce coin, ce sont des villages de sable blanc avec, en première ligne, des cases en tôle ondulée réflechissante et derrière seulement, celles en feuille de palme. Du coup, tout est blanc et ça fait une impression étrange de passer de la brousse verte et jaune à cette enclave très lumineuse!
    En passant, il fallait évidemment s'arrêter dans chaque village pour saluer le chef et demander les nouvelles de tout le monde.
     
    Arrivés à Ekouyi, nous avons monté le camp, profité du ruisseau au courant vivifiant, palabré avec les vieux qui étaient tous venus là, et attendu le reste de la troupe qui devait arriver dans un 2ème convoi.
    Malgré les sifflements du chef dans son instrument "repousseur de pluie", le ciel bien noir a fini par s'ouvrir et nous déverser ses litres d'eau. Cela a duré pas mal de temps, durant lequel nous étions tous rassemblés sous une petit paillote plus ou moins étanche mais ouverte aux quatres vents. C'était convivial mais risquait de gâcher un peu la fête!!! Heureusement, cela n'a duré qu'une heure ou deux et après les festivités ont pu commencer.
     
    La fête a duré jusqu'à l'aube et il semble que même les enfants dansent jusqu'à 6h du mat... Nous n'étions plus là pour vérifier mais en tout cas, c'était très sympa. C'est toujours un cercle, autour des musiciens et où les gens se font rentrer alternativement en s'invitant. Les filles étaient venues mettre du rafia autour des fesses de quelques unes d'entre nous et elles nous ont montré comment remuer le popotin "à la coutume". Trop beau.
     
    Après une courte nuit, réveil tranquille, petite ballade dans le village et déjà le retour. Nous étions avec Romain et il voulait rentrer tôt donc nous n'avons pas traîné en route et étions de retour vers 17h...
    J'étais un peu déçue de la fin parce que les au revoir ont été un peu trop rapide à mon goût, mais bon, c'était vraiment un excellent WE de découvertes!!
    Nous retournerons bientôt sur ce charmant village profiter plus sereinement de ses canyons, de sa plage et de ses eaux navigables...
     
     

    A la SUCAF, c'est la teuf!!!

    Coucou les amis,
     
    Je vais revenir un peu sur notre dernier WE. Mieux vaut un peu tard que jamais...
    Le week-end dernier, nous avions prévu un petit séjour Sucafien dans le joli gîte de Cel, décoré façon-façon (ce qui veut dire "de manière très aproximative" en franco-gabonais)...
    C'était une occasion rêvée pour tester la toute nouvelle Susuki de Sandrine, notre voisine. Cela lui a permis de visiter cette usine et ces plantations dont Célia nous parle avec admiration à longueur de journée, mais aussi de faire plus ample connaissance avec Manue et Bastien, les désormais fameux vignerons du Haut-Ogooué!!
    Un peu de vin, qqes bières et du Fanta pour la future maman, mais surtout un bon plat de pâtes bolo (le premier repas solide de Célia dans son antre sucafienne...) nous ont assuré une bonne soirée discut' et Jungle speed!!
    Le lendemain, nous avons enchaîné sur la visite des immenses champs de canne à sucre. Les explications de Nicolas, un gabonais responsable des cultures, et de Cel nous ont permis de toucher du doigt toutes les subtilités de la culture de cette plante particulière. Le plus impressionnant, c'est qu'ils mettent qqes tiges en terre et que de nouvelles plantes repartent tranquillement de là!! Rien de plus simple...
    L'après-midi, nous sommes passés aux explications plus industrielles sur les processus d'extraction et de fabrication du sucre, en poudre ou en morceaux. L'usine est vraiment impressionnante, autant par sa taille que par son ancienneté. Pas étonnant que le service maintenance ait du travail et que le sucre blanc sorte légèrement teinté de roux...
     
    Dans la soirée, après moultes tergiversations, nous avons décidé de nous rendre à Moanda, la ville voisine, pour une crémaillère. Carine, Sandra et Patrick avaient fait les choses en grand pour accueillir plus de 60 personnes dans leur nouvelle maison. Nous avons passé une soirée bien sympa avec la deuxième partie de la communauté expat du Haut-Ogooué. Apparemment, il existe tjrs une petite guerre de clocher entre les expats de Moanda et ceux de Franceville.
    Nous, on s'en fout pas mal et on a discuté avec plein de gens bien sympas ou moins sympas. Un peu de punch et de la bonne musique, on se serait presque cru en France si la chaleur étouffante à l'intérieur ne nous poussait pas dehors en plein mois de mars... C'était une soirée très "expat" mais ça permet de se faire des connaissances et de consolider les liens avec certaines personnes que l'on apprécie beaucoup!
    Le lendemain, le temps était au beau fixe et nous avons profité comme il se doit du tennis et de la piscine pour buller un peu... Quel bonheur, vivement que celle du CIRMF soit opérationnelle!!
    Un tel WE ne pouvait se terminer sans une bonne raclée mise aux Rosbeef et 4h30 de taxi-brousse pour faire 50 km...
    Maintenant, Célia est en vacances pour une bonne quinzaine de jours et les soirées seront plus centrées sur le CIRMF, c'est donc vraiment bien que j'aie pu découvrir un peu ses relations sucafiennes!!

    Mariage de Camille et Yvette

    Guillaume allant mieux nous avons pu aller au mariage de Camille et Yvette, samedi. Cool, cool, cool.
    Par contre, comme il était de garde, nous sommes arrivés juste après la cérémonie religieuse. Nous étions pas mal dégoutés. Rien ne commence jamais à l'heure, ici, et les messes durent toujours 1h30 au moins, et voilà que le jour où nous espérons qu'ils aient un peu de retard, tout se boutique parfaitement... Pas de pot!
     
    Bref, notre journée a d'abord commencé par un petit déjeuner fort sympathique avec Bastien et Manue. C'est un couple qui travaille pour un projet un peu expérimental de vigne en pays équatorial. Il sont basés dans un petit bled de brousse et comme ils étaient de passage à Franceville, ils nous avaient contacté. Comme nous étions bloqué au CIRMF avec la garde, nous leur avons proposé de "bruncher" : croissants, pains au raisins et nutella... C'était bien bon!! Ah oui, un dernier détail, Emmanuelle est enceinte jusqu'au cou!!
     
    Après cela, nous avons accéleré le mouvement.
    Nous voulions partir le plus tôt possible pour voir la dernière demie-heure de cérémonie (une grande réussite!!!) alors nous avons été nourrir les enclos, nous-mêmes. Comme Philippe n'avait pas mis le gâteau dans les bacs nous avons dû finir ça comme des grands, et à 14h15, l'objectif visé, nous quittions le CIRMF (persuadé d'arriver à l'heure, évidemment).
    La route s'est bien passée et nous arrivons comme prévu à 15h sauf que comme je l'ai dit plus haut, à l'arrivée, nous trouvons tout le monde rassemblé dans le presbytère (un bien grand mot, cela dit!). Ils sont tous très contents que nous soyons là mais nous, nous sommes plutôt genés d'arriver juste pour l'apéro. Surtout que du coup, nous ne pouvons pas observer comment font les gens et devons improviser les félicitations aux mariés. C'est dur, quand on ne connait pas les codes, de se retrouver seuls au milieu de tout le monde.
    Là-dessus, on nous sert à boire, nous amène quelques petits gateaux et l'organisateur dit que les mariés vont se reposer (avec quelques remarques bien significative sur le type du repos des jeunes mariés!!) et que les festivités continueront à 20h.
    Superbe, il est 15h10. Nous avons parfaitement géré. Rien à redire............
     
    Bref, nous reprenons donc la voiture pour aller passer le temps à la piscine.
    Il faut que je précise, ici, un petit détail technique qui a beaucoup fait rire Guillaume : la robe que j'ai acheté pour l'occasion est très belle mais surtout très très cintrée et serrée au niveau des genoux et, si vous voulez essayer, vous verrez qu'il est assez sport de monter dans un 4x4 quand vous pouvez à peine écarter les jambes!!!
    Mais sur la piste, nous passons à côté du terrain de foot et voyons qu'il va y avoir un match alors nous décidons de rester un peu et de regarder. Le niveau n'était pas mauvais et c'était rigolo de voir les gars s'enflammer et dire que les joueurs était les frères, "même père, même mère" selon leur expression, d'Adebayor, de Fadiga ou d'autres joueurs africains de haut niveau.
     
    Après cela, nous avons pris une bonne petite douche et nous sommes préparés pour la soirée. Nous voulions être à l'heure cette fois-ci et évidemment, les mariés sont arrivés avec 1h30 de retard!!!!!!
    Le repas a commencé vers 21h30/22h et c'était assez bizarre. Les mariés doivent être très sérieux et avoir beaucoup de retenue. Ils ont vraiment un rôle de représentation et ça n'a pas l'air très très drôle, à vrai dire! On nous a expliqué qu'en fait, ils sont dirigés par un maître de cérémonie et n'ont pas le droit de sortir de ces instructions.
    Par contre, autour des tables, l'ambiance était bonne et après le dîner, tout le monde s'est mis à danser. Et ça, ils savent vraiment bien faire. Je me sens toujours un peu mal, moi, au milieu de ces supers danseurs mais bon, je sais que ça leur fait plaisir alors nous ne nous faisons pas prier et entrons dans le cercle. 
     
    Après ça, un gros dodo et retour au Cirmf, beaucoup trop tôt à mon goût, pour la suite de la garde de Guillaume.
    C'était vraiment sympa en tout cas et c'est super que Guillaume ait pu s'arranger, malgré sa garde, pour que nous soyons là.
     
     
     

    Depuis le départ de Tanguy...

    Nous n'avons pas trop pris le temps d'écrire la semaine dernière alors il faut rattraper un peu cela. Ce matin, j'ai plus ou moins le temps car des petits problèmes techniques immobilisent mes travaux de mise en place du bureau d'étude. Il s'agit de fuites importantes au niveau du toit qui obligent à un démontage des plaques de plafond et une révision des tôles du toit. Autant dire que le bureau est un vrai champ de bataille.
     
    Tout d'abord, il faut raconter un peu les derniers moments de Tanguy au Gabon. Qui n'étaient pas loin de se dérouler sans encombres!!!!
    Le we du 18/19, nous sommes partis 4 jours à Bakoumba pour essayer de voir des gorilles et participer à des "Olympiades" organisées un fois par an. L'observation des gorilles n'a pas été une réussite mais nous avons tout de même vu des buffles, un gnou, des potamochères, tout un tas d'impalas et autres antilopes et même, une autruche!!! Hey, hey, hey.
    Et puis, nous avons passé de très bons moments chez Antoine, un copain instit au village, et avec les Dosimont, une famille de belges qui gèrent le parc.
    Les Olympiades étaient bien sympas. Il a fait beau et les activités étaient sportives et ludiques à souhait : tennis, volley, basket et autre mètre-Ricard...
     
    C'est après que cela se complique.
    Tanguy devait prendre le train, dès dimanche soir, tout auréolé de sa médaille d'or obtenu aux JO, pour rejoindre Libreville où il prenait l'avion le mardi à 00h, horaire traître par excellence... Evidemment, les choses ne pouvant pas être si simples, arrivés à la gare, nous ne voyons pas l'habituelle foule des départs et apprenons qu'il y a eu un déraillement et que le train est immobilisé jusqu'à nouvel ordre. Dommage!
    Heureusement, les choses s'arrangeront le lendemain et après moulte rebondissements, Guillaume arrivera à lui gérer une place dans l'avion du lundi midi.
     
    La semaine suivante s'est déroulée paisiblement avec toutefois un évenement important. Nous avons été invités au mariage du responsable de la cantine de Sucaf!!!! Nous avons hâte de voir comment se passe la cérémonie et l'invitation nous a vraiment touché.
    Ce we, nous sommes donc allés chercher des tenues adéquates et nous allons être tout beaux.
     
    Par contre, une fin de we beaucoup plus inquiétante...
    Malgré une dégustation de charcuteries amenées par une technicienne, venue en renfort pour nos protocoles sur macaques, Guillaume a un gros coup de fatigue et il monte, dimanche soir à 39,7°C. En plus, pour ne rien arranger, la nuit a été très très bruyante car il y a eu un énorme orage avec des trombes d'eau, de 23h à 4h, donc pas vraiment réparatrice. 
    Après une matinée chargée, il va aller faire une goutte épaisse pour voir si c'est un palu et nous vous donnerons des nouvelles.
     

    Un gros n'éléphant là juste devant!!!!

    Après une nouvelle semaine d'intégration gabonaise, où Tanguy a vraiment commencé son stage, il était fin prêt pour l'aventure.
     
    Nous lui avions concoté un petit WE package avec soirée au village d'Ossélé, sortie à Kessala, messe africaine et pont de lianes. Notre beau véhicule trépignait d'impatience sur son nouveau train avant et les bières étaient bien au "frais" dans le sac congélation. Mais malheureusement, à 18h Vendredi soir, Hilaire, notre guide pour aller voir les éléphants, n'était pas au rendez-vous.
    Alors entre 2 actions de la finale de la CAN, on se renseigne et on obtient l'"adresse" de sa famille ("derrière la mosquée, y'a une fontaine et là, tu descends dans le quartier et tu demande Romaine"...) sur Franceville. Hilaire nous attendait en fait à Ossélé suite à un malentendu téléphonique, mais son fils Periche nous accompagnera le lendemain au village.
    Ce petit contre-temps nous fera sauter la messe et le pont de lianes mais nous fera gagner une bonne grasse mat' et 2 compagnons de voyage, Irène et Fred, un couple franco-québequois, eux aussi impatients de tester les capacités de leur nouvelle voiture.
     
    La route du lendemain se passe sans embuches à travers la forêt dense. Les voitures tiennent bon, malgré les ornières et les ponts aproximatifs.
    Arrivés à Ossélé, nous rencontrons le fameux Hilaire, tout sourire malgré notre jour de retard. Malheureusement, il est grippé et ne nous accompagnera pas le lendemain à la recherche des éléphants. Cela ne l'empêchera pas de venir avec nous se baigner dans les petites cascades mignonnettes qui bordent l'Mpassa...
    La courte soirée nous permet de découvrir un peu la vie au village et de discuter avec Hilaire des précautions à prendre pour la marche du lendemain. Nous nous couchons vers 21h dans la jolie case de passage car le lever à 4h le lendemain promet d'être difficile...
     
    Après avoir englouti un succulent sandwich au Tartina (nutella local à la cacahouète), la petite troupe se met en marche à 5h sous la conduite de Periche. L'éclairage assuré par Periche, Célia et Irène ne nous permet pas d'éviter toutes les embuches de la forêt gabonaise... Les troncs d'arbres, les plaques de boue, les arbustes pires que des ronces et les fourmis ont tôt fait de nous réveiller complètement...
    Heureusement, car au détour d'un virage Periche nous arrête juste sous les fesses d'un jeune éléphant qui mange tranquillement du "chocolat" (un fruit de brousse au confluent de la pomme et du coing). Nos petits coeurs commencent à s'emballer car on nous a toujours dit qu'il était très dangereux de rencontrer un éléphant en forêt!! Mais personne ne panique, on fait demi-tour pour le laisser passer et nous continuons notre chemin jusqu'à la première "plage" (étendues herbeuses et peu profondes le long de l'Mpassa).
     
    Et là, nos effort sont déjà récompensés car un éléphant barbotte tranquillement dans la rivière. Ils ne nous a pas entendu arriver et il continue ses abblutions pendant une petite demi-heure, jusqu'à ce que l'on décide à le laisser tranquille pour rejoindre la deuxième plage.
    A ce moment-là, il nous remarque enfin et sort de l'eau tranquillement juste devant nous. Tout le monde est très impressionné!! Periche nous dit de ne surtout pas bouger quoi qu'il arrive. L'éléphant nous jauge en battant des oreilles, puis semble s'en aller, mais quelques secondes plus tard, il revient à la charge en barrissant et nous n'en menons pas large!!! Ses défenses sont sacrément pointues et il est légèrement plus imposant que nous... Mais voyant que nous ne lui voulons aucun mal, il repart tranquillement se perdre dans la jungle. Tout le monde souffle et Célia en tremble encore!!!!
    Moment magique qui restera gravé dans nos mémoires pour très longtemps...
     
    Remis de nos émotions, nous continuons notre route vers les plages suivantes, mais le temps que nous avons pris à observer notre beau pachyderme nous manquera pour espérer voir d'autres éléphants. La ballade est tout de même magnifique et un peu acrobatique lorsqu'il faut traverser une rivière sur un tronc d'arbre glissant. Nous avons aussi la chance d'apercevoir une magnifique "ville de fourmis" et une antilope "cheval" à la quatrième plage lors de notre pause casse-croûte après 4 heures de marche.
    Le retour est plus détendu et nous discutons de tout et de rien pour oublier la fatigue, mais nous sommes heureux de retrouver le village pour se poser un peu.
     
    Et après un dernier salut à Hilaire, nous remontons dans le Pajero pour affronter la piste qui nous mène à Franceville. Tanguy, à l'arrière, en profite pour parfaire sa culture africaine avec Periche et Janvier. Ils lui expliquent les modes de fonctionnement des gabonaises (tout un programme...) et commencent à lui faire peur avec des histoires de sorcèlerie...
    On dépose tout le monde au quartier et nous filons nous reposer à l'appart, car tout le monde tombe de fatigue. Nous éteignons les lumières à 21h, encore sous le charme de notre bel éléphant!! C'est sûr nous y retournerons pour admirer ces monstres!!
     
     

    La cabane aux zèbres

    Ce week-end, nous sommes allés sur les plateaux Batékés.
    Hormis d'énormes étendues de savane à perte de vue, nous avons pu saluer des oryx, des impalas, des springboks, des gazelles et même des zèbres.... Evidemment ce sont des animaux sauvages alors nous ne les avons vu que de loin mais dans la nature comme ça, c'est superbe! Nous mettrons quelques photos lorsque le tri aura été fait.
     
    A l'aller, nous avons fait un détour par le Canyon Rose et là aussi, quel spectacle. C'est assez difficile à décrire ce grand cirque à l'interieur duquel des sortes de cathédrales argileuses se sont découpées. Mais c'est vraiment magnifique, le rose de ses structures avec le vert de la végétation luxuriante et au fond un petit lac avec ses quelques pirogues; grandiose.
     
    Les deux journées de 4x4 sont bien fatigantes par contre. Entre le vent, le soleil et les secousses, on dort bien en rentrant!!
    Nous étions en voiture avec Jean-Louis et les guides étaient Pierre et Thérèse, deux québequois dont nous avons sûrement déjà parlé. Cela fait une vingtaine d'année qu'ils viennent au Gabon comme enseignants dans l'Université Superieure Technologique et donc ils connaissent les plâteaux comme leur poche. En plus, ce sont des vrais baroudeurs; il y a quelques années, ils ont passé 2 ans sur leur voilier à faire les antilles, bahamas et autres îles du coin et ils ont aussi descendu toute l'Amérique centrale et du sud!
    Là, comme la piste est très difficile à voir, ils se repèraient au GPS et ils gèrent ça super bien. Il n'y a pas vraiment de cartes de tous ces lieux alors ils se les fabriquent eux-mêmes.
     
    Après les chutes de la Djoumou, en forêt, le week-end dernier, ce petit séjour en savane complète bien la découverte du Gabon pour Tanguy!! Maintenant les prochaines étapes : les éléphants, les champs de canne à sucre et pour la suite, on verra!!

    Sur les plateaux Batékés

    Comme l'a dit Guilaume dans son billet précédent, j'ai fait mon "baptême des plateaux Batékés" ce week-end. C'était très sympa; 23 personnes, 28 roues motrices et des kilos de poulet yassa et autres spécialités africaines toutes aussi délicieuses....
    Partis du CIRMF avec 1h30 de retard, ce qui est encore honnête, nous rejoignons le reste de l'équipe chez Addis et là, attendons 1h30 supplémentaire. Entre les filles d'Adjo qui devaient attendre leurs bourses et la copine de Stéphane dont le train n'arrivait pas, nous quittons finalement Franceville à 13h passées. Nous partons d'ailleurs sans Stéphane qui attendra "l'express gabonais" encore 3 bonnes heures après notre départ....
     
    Les plateaux ressemblent beaucoup aux images que l'on se fait de la savane, de grandes étendues d'herbes plus ou moins rases, parsemées de quelques petits buissons tous rabougris, appelés "kéké". Le 4x4 dans un tel cadre est vraiment agréable et très impressionnant. J'ai même cru que nous allions nous renverser une fois ou deux mais non, les chauffeurs sachant chauffer tout s'est impeccablement passé.
     
    Arrivés un peu tard sur le pic Balaoul où nous allions monter le campement, nous nous démenons pour tout installer avant la tombée de la nuit lorsque nous nous faisons surprendre par l'orage! Et là, c'est épique!!! La moitié des gens n'ayant pas encore terminé de monter leurs tentes, ces dernières en profitent évidemment pour tester leur capacités aériennes. Céline et Colin qui venaient juste de descendre le bois sec à côté du trou pour le feu retrouveront même la leur en bas de la colline. Par bonheur la mienne tient le coup et je me dis que mes années de scoutisme n'étaient pas vaines!!
    Bref, tout le monde est trempé, une bonne partie des tentes et du bois aussi, mais nous ne perdons pas courage... Nous commençons donc à essayer de faire un feu pour nous réchauffer et sècher ce qui peut l'être! Les éclairs tonnent un peu partout autour de nous et personne n'est rassuré mais nous perséverons en éspérant que l'orage ne revienne pas sur nous! Le feu prend mal jusqu'à l'intervention de Pierre et de sa technique gazoil. Avec du bois mouillé, il faut ce qu'il faut!!
     
    Après une heure à nous tourner face et dos au feu, nous sommes à peu près secs et la soirée peut alors commencer. Nous sortons la grille et la nourriture amenée par chacun. Je fais découvrir à beaucoup le camembert braisé et c'est un succès!!
    La soirée est animée, Addis, dit Beau-Gosse, joue les chef de village et Vicky l'assiste avec entrain. Sylvie est très touché par son cadeau et je pense qu'elle gardera un bon souvenir des plateaux.
     
    Le lendemain, nous nous réveillons au milieu des nuages et le spectacle qui s'offre à nous lors de leur dispersion est superbe. Du pic, nous avons une vision panoramique sur la savane et le canyon fantôme. Terrible!!!
    Après le petit déjeuner, nous démontons le camp et partons pour le lac fantôme (et oui, c'est la mode dans le coin!!) et là encore, les paysages sont très beaux.
     
    Nous faisons un détour par "les eaux claires", un bout de ruisseau dans lequel nous pouvons nous baigner et ensuite, nous prenons le chemin du retour.
    Un petit arrêt à Bongoville, nous permet d'entendre le Président faire son discours et nous rentrons en essayant d'aller plus vite que l'orage. Il nous rejoint finalement mais à notre arrivée donc c'est bon, nous sommes à l'abri.
    Le week-end se terminera, comme le veut la tradition semble-t'il, chez Aristide, autour d'un bon repas préparé par sa femme, Clémentine. Un dernier adieu à Sylvie et zouh au lit parce que là, ça commence à être très très dur....